Mon ego est plus grand que le tien.

Avec la multiplication des outils, des plateformes de publication, du personnal branding et autres «community managers», on semble assister à une véritable guerre d’egos où le rayonnement personnel occulte la raison même qui nous motivait de joindre ces réseaux sociaux à l’origine. Lorsque la course à l’auditoire et au nombre de «followers» absolu finit par prendre le dessus sur la pertinence de nos interventions et la performance de celles-ci, il est peut-être temps de revenir à l’essentiel.

Est-ce que le temps égale toujours argent?
Car pour avoir une présence soutenue, il faut y investir du temps. Et pour être pertinent, encore plus. Mais est-ce ça rapporte? Tout dépends du but visé et des facteurs de performance que l’on s’est fixés au départ. Avez-vous plus de lectorat sur votre blogue pour autant, plus de commentaires de qualité, voire plus de clients? À force de vouloir être présent partout et tenter d’entretenir chaque réseau, on obtient certes une présence soutenue. Mais l’entretien de ces réseaux risque de faire enfler le temps que vous investissez pour un retour sur l’investissement qui en vaut pas toujours la peine.

Toujours plus gros
À ce sujet, je ferai une intervention au prochain IdentityCamp Montréal intitulée «La grenouille et le boeuf». C’est gratuit, organisé par des gars sympathiques et ça vous permet d’avoir un avant-goût de mes conférences sans dépenser un seul sou. J’explorerai en quelques diapositives les problématiques reliées à la gestion de l’identité numérique et surtout, aux problèmes que l’on peut faire face lorsque notre identité obtient le statut de marque personnelle. Comme à l’habitude, attendez-vous à des métaphores spectaculaires et beaucoup plus de questionnement que de réponses toutes-faites.

Est-ce toujours gérable lorsque l’on a des dizaines de milliers de followers sur Twitter par exemple? Gagner de l’auditoire est certes stimulant, mais il se fait parfois au détriment de la qualité des échanges.

Photographie par: Tiago Ribeiro


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