Créer, c’est tenter de laisser l’irrationnel s’exprimer

Illustration d'un cerveau représentant le monde des idées

Dans un métier de création, il faut tenter de se laisser aller pour que la créativité surgisse. Plus simple à dire qu’à faire. Mais c’est souvent là où la magie opère. On a un mandat, on se documente, on tente de lancer des idées de façon consciente et Bang! C’est au moment où on lâche prise, où on se laisse aller que l’étincelle jaillit.

«J’ai l’impression que ce n’est pas moi qui l’ai fait»
Il y a quelques semaines, une étudiante m’a dit: «J’ai un peu de difficulté avec mes deux précédents projets, parce que j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui l’ai fait. Ce sont plus des accidents que des concepts réfléchis». Et moi de lui répondre: «Tu commences à comprendre comment se fait la création.» Il va sans dire que je pousse mes étudiants à expérimenter, à aller dans des avenues qu’ils n’iraient jamais autrement, à faire l’expérience du chaos pour trouver de meilleures pistes.

Le monde des idées
Platon parlait du «monde intelligible des idées» pour tenter d’identifier un lieu d’où elles pouvaient provenir. C’est que les meilleures idées arrivent souvent d’on ne sait où. Tellement qu’on a l’impression que ça ne vient pas de soi et depuis toujours, les philosophes ont tenté d’en découvrir la «provenance». Ces idées-là sont souvent les meilleures idées, celles dont on est le plus fier et celles qui nous donnent des papillons lorsqu’on les a.

Ces idées viennent simplement de nous. D’ailleurs, c’est l’accumulation d’information sur un sujet, mêlé à notre culture, nos expériences et parfois grâce à un chaos provoqué que jaillissent ce genre d’idées. Mais elles viennent bel et bien de nous.

En fait, elles n’auraient pas pu exister sans nous.


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